JOURNÉE MONDIALE DU PSORIASIS · 29 OCTOBRE 2026
Grandir avec un psoriasis : du regard des autres au pouvoir d’agir
Le 29 octobre 2026, la Journée mondiale du psoriasis met les jeunes à l’honneur. Sous le slogan « Look Beyond My Skin », regardez au-delà de ma peau, la Fédération internationale des associations de patients (IFPA) rappelle une évidence trop souvent oubliée : derrière chaque plaque, il y a une personne qui se construit. Cette année, l’appel résonne en France avec la santé mentale, Grande cause nationale 2026. RESO Dermatologie s’y associe avec une conviction : une information claire et vérifiée aide chaque jeune à devenir acteur de sa santé.
Journée mondiale du psoriasis 2026 : les jeunes au cœur de la campagne
Créée en 2004 par l’IFPA, la Journée mondiale du psoriasis est aujourd’hui relayée dans plus de 70 pays*1. Après une édition 2025 consacrée aux comorbidités, la campagne 2026 se concentre sur les jeunes adultes de 18 à 35 ans*1.
Près d’une personne sur trois vivant avec un psoriasis voit la maladie apparaître avant 18 ans, et ses répercussions se prolongent souvent à l’âge adulte*1. C’est l’âge où se construisent l’image de soi, les amitiés, les études, les premiers choix professionnels et la vie à deux. Se construire avec une maladie chronique visible demande une énergie que l’entourage ne mesure pas toujours.
Psoriasis et santé mentale : une reconnaissance internationale, une Grande cause nationale
En mai 2014, l’Assemblée mondiale de la santé de l’OMS a adopté une résolution dédiée au psoriasis*2, qui le reconnaît comme une maladie chronique non transmissible, douloureuse, défigurante et invalidante, pour laquelle il n’existe pas de traitement curatif*2. Le texte souligne ses conséquences physiques, psychosociales et socio-économiques*2. Le rapport mondial de l’OMS publié en 2016 l’a confirmé : la stigmatisation et le retentissement psychologique font pleinement partie du fardeau de la maladie*3.
En mai 2025, l’Assemblée mondiale de la santé est allée plus loin en reconnaissant les maladies de la peau comme une priorité de santé publique mondiale*4. La résolution invite les États à intégrer la santé de la peau dans leurs politiques de santé mentale, de handicap et de réadaptation, et appelle à réduire la stigmatisation qui touche les personnes concernées*4.
En France, la santé mentale, labellisée « Parlons santé mentale ! », a été désignée Grande cause nationale en 2025, puis prolongée en 2026 par le Gouvernement*5. Le psoriasis y a toute sa place.
Les jeunes interrogés par l’IFPA pour la campagne le disent avec leurs mots*6 : éviter la piscine ou les douches collectives, inventer une excuse plutôt que de montrer sa peau, entendre des remarques blessantes, vivre avec une fatigue ou des douleurs articulaires que personne ne soupçonne. Ils expriment surtout un besoin de compréhension et d’empathie*6.
Ils racontent aussi ce qui les aide : le sport, pour gérer le stress et reprendre confiance, et une communauté, pour ne plus se sentir seul*6. Parler de sa santé mentale quand on vit avec un psoriasis, ce n’est pas un aveu de faiblesse. C’est une manière de prendre soin de soi dans sa globalité.
Traitement du psoriasis : une prise en charge qui a profondément changé
Le psoriasis est une maladie inflammatoire chronique, liée à un terrain génétique et à des facteurs déclenchants. Il n’est pas contagieux et n’est pas lié à un manque d’hygiène. En France, environ 4,4 % des adultes déclarent en être atteints*7. Il ne s’arrête pas toujours à la peau : environ une personne sur cinq développe un rhumatisme psoriasique*8.
Ce qui a changé, c’est ce que l’on peut faire. En une vingtaine d’années, l’arrivée des biothérapies puis des traitements ciblés par voie générale (par comprimés) a transformé la prise en charge des formes modérées à sévères*9. Aujourd’hui, l’objectif fixé avec le dermatologue est souvent la disparition complète ou quasi complète des plaques, de façon durable*9. On ne guérit pas du psoriasis, mais on peut le contrôler, avec des rémissions plus ou moins longues.
La connaissance de la maladie a progressé elle aussi : on sait mieux repérer les atteintes associées, articulaires, cardiovasculaires ou métaboliques, et les prendre en charge plus tôt*3. Ces progrès ouvrent aux jeunes d’aujourd’hui des perspectives que leurs aînés n’avaient pas.
Devenir acteur de son psoriasis grâce à une information fiable
Pour profiter de ces avancées, encore faut-il pouvoir s’y retrouver. Sur les réseaux sociaux, les promesses de « traitement miracle » ou de « cause unique » côtoient les informations fiables. Le ministère de la Santé l’a reconnu en lançant en janvier 2026 une stratégie nationale de lutte contre la désinformation en santé*10, puis, en octobre 2026, un observatoire chargé de documenter le phénomène et de diffuser des informations scientifiques fiables*11. Selon le ministère, la désinformation peut détourner les patients du soin ou créer de la méfiance envers les traitements*11.
C’est précisément la démarche de RESO Dermatologie avec HappyReso, son espace patients : proposer une information claire, didactique et vérifiée. Ici, rien n’est écrit au hasard. Tout part de vos questions, notre comité scientifique vous propose une réponse appuyée sur la science, et une patiente experte vérifie qu’elle vous parle vraiment.
Devenir acteur de sa maladie, concrètement, c’est :
- comprendre sa maladie et ses traitements, pour décider avec son médecin et non à sa place ;
- oser parler de ce qui pèse au quotidien, moral, sommeil, études, vie affective : tout cela a sa place en consultation ;
- demander une réévaluation si la peau ou les articulations restent difficiles, auprès de son médecin traitant ou de son dermatologue ;
- se faire accompagner si besoin : le dispositif Mon soutien psy permet de consulter un psychologue partenaire de l’Assurance Maladie sans ordonnance ;
- s’entourer, auprès des associations de patients, des communautés en ligne fiables ou de ses proches.
Et pour l’entourage, regarder au-delà de la peau commence simplement : une question bienveillante plutôt qu’un regard insistant, et une phrase à retenir, le psoriasis ne s’attrape pas.
L’engagement de RESO Dermatologie
Depuis 2008, RESO Dermatologie réunit des dermatologues, ouvert aux professionnels de santé impliqués : rhumatologues, médecins du travail, médecins généralistes, psychologues, sexologues, nutritionnistes… Le réseau s’appuie sur la science et mène des projets de recherche en vie réelle, notamment avec les registres DI-PP et OMCCI portés par RESO Dermatologie, pour optimiser les pratiques, mieux comprendre l’impact des maladies sur le quotidien et répondre au mieux aux besoins des patients.
Tout au long du mois d’octobre, HappyReso a publié une série de contenus sur le psoriasis : rhumatisme, risque cardiovasculaire, démangeaisons, phénomène de Koebner, vie à deux, grossesse, hérédité. Retrouvez-les sur Instagram @happyreso et envoyez-nous vos questions à contact@happyreso.fr.
Pour aller plus loin
Comprendre mes traitements : notre fiche pratique pour savoir comment agissent les traitements du psoriasis, ce que l’on peut en attendre et quelles questions poser à son médecin.
Le vrai/faux de la Journée mondiale du psoriasis : contagion, hygiène, alimentation, traitements… démêlez les idées reçues avec notre post HappyReso.
Le podcast « Dans la peau » : le Dr Salma El Lakiss et la jeune patiente @vivreetpsoriasis nous offrent un regard croisé sur le psoriasis. Découvrez le teaser, puis l’épisode complet sur Spotify, Apple Podcasts, Deezer et reso-dermatologie.fr.
Référence :
*1 IFPA. World Psoriasis Day 2026, « Look Beyond My Skin », campaign materials. ifpa-pso.com, 2026.
*2 Organisation mondiale de la santé. Résolution WHA67.9 : Psoriasis. 67e Assemblée mondiale de la santé, Genève, mai 2014.
*3 Organisation mondiale de la santé. Global report on psoriasis. Genève : OMS, 2016.
*4 Organisation mondiale de la santé. Résolution « Skin diseases as a global public health priority ». 78e Assemblée mondiale de la santé, Genève, 24 mai 2025.
*5 Service d’information du Gouvernement. La santé mentale, Grande cause nationale 2026. info.gouv.fr, 27 novembre 2025.
*6 Krivovyaz E, IFPA. Being Young with Psoriasis: The Invisible Struggle. ifpa-pso.com, 22 juin 2026.
*7 Richard MA, Corgibet F, Beylot-Barry M et al. Sex- and age-adjusted prevalence estimates of five chronic inflammatory skin diseases in France: results of the « OBJECTIFS PEAU » study. J Eur Acad Dermatol Venereol. 2018;32(11):1967-1971.
*8 Alinaghi F, Calov M, Kristensen LE et al. Prevalence of psoriatic arthritis in patients with psoriasis: a systematic review and meta-analysis of observational and clinical studies. J Am Acad Dermatol. 2019;80(1):251-265.
*9 Nast A, Smith C, Spuls PI et al. EuroGuiDerm Guideline on the systemic treatment of Psoriasis vulgaris. Part 1: treatment and monitoring recommendations. J Eur Acad Dermatol Venereol. 2020;34(11):2461-2498.
*10 Ministère de la Santé. Stratégie nationale de lutte contre la désinformation en santé. Communiqué du 12 janvier 2026.
*11 Ministère de la Santé. Lancement de l’Observatoire de la désinformation en santé. Octobre 2026 (dépêche AFP).
Auteur : Dalila Simonian, directrice développement et communication RESO.
Publié le 29/10/26







